Mardi 30 août 2005

Le mois d'août s'achève, les vacances aussi, un mois après sa sortie victorieuse, l'Histoire rattrappe déjà Lance Armstrong. Très beau scandale lancé par le modeste journal l'Equipe mais qui va faire couler beaucoup d'encre. Que dire si cet article était sorti en début de saison ou en plein mois de juillet.

Donc que faire de ces accusations envers le maillot jaune ? Juridiquement rien biensûr. Armstrong mérite-t-il un tel acharnement ? Les choses sont claires: il se dopait, c'est tellement évident que voir certains noms (Merckx, Leblanc, Hincapie...) douter de la sincérité d'Armstrong, c'est assez comique !! Beaucoup d'accusations (Simeoni, son ex femme, son ex masseuse), beaucoup de preuves (les échantillons du Tour 1999, le contrôle qui a été caché en 1999 aussi, des fouilles réalisées par des journalistes dans la voiture US Postal), et puis of course le bon sens: la série de records de vitesse établies par Armstrong, dans les cols, dans les chronos, cette impression de facilité qui a écoeuré tous les cyclistes amateurs.

Donc oui Armstrong se dopait, mais les autres aussi. Ullrich, Basso, Virenque, Vinokourov sont aussi très probablement chargés, alors pourquoi ne pas chercher de leur côté également ? Parcequ'à la différence d'Armstrong, ils n'ont jamais clamé sous les toits qu'ils étaient propres. L'Américain, bloqué dans son orgueil et sa soif de reconnaissance n'arrêtait pas de répéter sa propreté vis à vis de la dope. gerbant du début à la fin, à se donner l'image d'un saint, le voir payer au plus fort son insolence et ses mensonges, voilà qui ferait du bien au vélo.

Carton rouge à Merckx donc, pour sês propos idiots, à Leblanc pour sa mollesse, à Hincapie qui ne trouve rien de mieux à dire que défendre son boss après sa victoire à Plouay dimanche, en mode suceur de roue. Quant à Armstrong qui continue à cracher sur la mentalité française dans les micros des medias américains, on peut espérer l'humiliation qu'on n'a pas eu la chance de voir sur les routes du Tour.

 

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Vendredi 29 juillet 2005

Hors des classiques criteriums d'après Tour où les coureurs français peuvent enfin gagner des courses, les meilleurs s'affrontent encore dans le cadre du Pro Tour.

Ce weekend c'est à Hambourg qu'ils vont tenter de rattraper Danilo Di Luca au classement général. L'Italien qui n'a pas couru depuis le Giro risque d'être à court de compétition face aux sortants du Tour de France. Vinokourov, Ullrich notamment aimeraient bien briller sur leurs terres. Sans oublier une pléïade de sprinters, puisque des coureurs détachés arrivent rarement à s'imposer dans la Hew Classic. L'an passé, O'Grady avait réglé un groupe de 20 coureurs. Même chose en 2002 avec Johan Museeuw.

 

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Lundi 25 juillet 2005

Armstrong ne pouvait quitter le Tour sans victoire d'étape. Samedi ce fut chose faite au terme d'un CLM exigeant qui l'a vu prendre le meilleur sur Jan Ullrich, très difficilement mais suffisament pour donner l'ultime justification à son maillot jaune. Armstrong-Ullrich, ce fut le duel principal de ses 7 derniers Tours de France. L'Allemand aura toujours perdu mais il faut dire que sauf en 2003, il n'a jamais été en mesure de battre l'Américain, intrinséquement plus fort que lui. On aura beaucoup critiqué Ullrich, pour sa mauvaise préparation, pour son laxisme, pour sa résignation face à Armstrong. Mais c'est oublier que sans lui les victoires d'Armstrong auraient été encore plus écrasantes. Il ne faut pas mentir, Ullrich a toujours abordé le Tour à 100% de ses capacités, il a toujours fait ce qu'il a pu, juste handicapé comme cette année par des chutes, ou précédemment par des maladies. Mais sur le fond, Ullrich a toujours évolué dans la continuité de sa victoire de 1997. Le problème fut l'arrivée d'Armstrong, qui a réalisé des performances extra-terrestres. Vu son gabarit, Ullrich ne peut pas aller plus vite dans les cols. Aucun coureur de son gabarit ne va aussi vite que lui, il est dans la lignée d'Indurain. Sauf qu'Indurain, lui, n'avait pas Armstrong face à lui. L'Américain l'a toujours dit: celui qui lui donnait la force d'aller se défoncer à l'entrainement, c'était Ullrich, c'était son rival numéro 1. Un champion ne peut pas être ce qu'il est sans concurrence de choix.

Les deux autres coureurs marquants de ce Tour furent biensûr Basso et Vinokourov. Ivan Basso, progresse d'une place cette année, deuxième à seulement 4'40" du Texan (il était à 6'40" en 2004). Comme Vinokourov il peut regretter la montée de Courchevel où il fut sans doute handicapé par la journée de repos de la veille, véritable casse-pattes. Vino, lui peut être fier de lui. Il termine 5ème, certes c'est moins bien qu'en 2003 mais il sort grandi de ce Tour. Courageux dans la victoire comme dans la défaite, il a illuminé ce Tour de sa présence. Deux victoires d'étapes pour lui, sur un terrain où on ne l'attendait pas, en haute montagne et sur les pavés parisiens, après un numéro dont lui seul a le secret. Vino est un exemple pour tout le monde, notamment les coureurs français (dont il devrait être un modèle puisqu'il vit et a appris le vélo en France). Si Vino est un attaquant né, à la fois opportuniste et plein de panache, on ne peut pas en dire autant des coureurs français. Excepté Moncoutié, on a vu un festival de fausses attaques, à contre-temps, des échappées plus pour chercher le classement de la combativité que pour la victoire d'étape. Aucun grimpeur, aucun rouleur, aucun sprinter, juste quelques baroudeurs présents uniquement pour montrer le maillot. Moreau a montré ses limites et son mauvais caractère, fort mal orienté, Vockler a prouvé que sa carrière a débuté et s'est achevé en juillet 2004, Da Cruz n'est là que pour la parade, Casar fut plus près de réussir mais manqua de lucidité, Chavanel malgré un coup d'éclat prouve son manque de combativité, Brochard vieillit, mais on ne peut pas lui reprocher sa mentalité, Fedrigo fut transparent... Bref, la catastrophe.

 

par Legrand publié dans : veloday
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Vendredi 22 juillet 2005

Les baroudeurs du Tour de France lancent leurs derniers assauts. Aujourd'hui sera la dernière occasion pour eux de remporter une étape, sur un parours difficile en direction du Puy en Velay. Samedi et dimanche, Armstrong et Mc Ewenn iront chercher les derniers accessits.

Lors des deux dernières étapes, les Français ne sont pas passés loin, mais comme d'habitude il leur a manqué des jambes dans le dernier kilomètre. Mercredi, Sébastien Hinault a été lâché à la pédale par Paolo Savoldelli avant même de pouvoir lancer le sprint, et hier, Cédric Vasseur et Thomas Vockler n'ont pu suivre Serrano dans la côté de Mende. Quant à Carlos Da Cruz, il préfère se concentrer sur le record de kilomètres en échappées sur le Tour plutôt que sur le gain d'une étape.Quelle motivation....

Pour le classement général, Jan Ullrich s'est rapproché de Rasmussen (2'11"). L'écart devrait logiquement être comblé samedi lors du CLM de St Etienne car il semble que le Danois termine le Tour très fatigué. Ullrich, comme d'habitude, se bonifie en troisième semaine.

Les petites phrases continuent à propos de Lance Armstrong. Alors que les suiveurs évoquent de plus en plus un malaise autour de la course, ce sont hier Eric Boyer et Xavier Louys qui se sont interrogés sur la logiques des performances des coureurs de la Discovery et de la CSC.

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Mercredi 20 juillet 2005

A quatre jours de la retraite de Lance Armstrong, les langues se délient à propos de la carrière du Texan. Beaucoup attendent impatiemment dimanche, comme si le départ du plus controversé de tous les coureurs cyclistes était vécu comme une libération.

Qu'est-ce-que la retraite d'Armstrong changera ? Le peloton va perdre son chef. Beaucoup se sont plaints du comportement dictorial du "Boss" qui faisait la pluie et le beau temps sur les routes, notamment lors du Tour de France. Selon que vous ayez aidé ou non sa Majesté à faire ce qu'il voulait, vous aviez telle ou telle marge de manoeuvre. Comment ne pas parler de Simeoni qui fut pourchassé lors de deux étapes par Armstrong lui-même alors qu'il voulait se lancer dans des échappées ? Simeoni avait eu le malheur de dire du mal du Dr Ferrari, le médecin dopeur numéro 1 du sport. Armstrong faisait biensûr partie de ses clients. Il l'a même appelé lors d'une étape du Tour 2000 pour lui demander comment gérer une attaque de Marco Pantani. Ce comportement odieux d'Arstrong envers Simeoni en a surpris plus d'un. Difficile après de vouloir faire bonne figure auprès du public et passer pour le gars sympa quand on se comporte comme un dictateur qui a pouvoir de vie et de mort sur ses collègues.

Dernière petite phrase en date, Laurent Jalabert affirme que même si Armstrong a beaucoup de talent, il n'a pas forcemment beaucoup de classe. Son grand prédecsseur sur le Tour, Miguel Indurain, avait notamment un comportement nettement plus sympathique avec ses adversaires et partenaires.

On a également appris récemment qu'Armstrong avait refusé de comparaitre pour un contrôle anti-dopage innopiné à 1 mois du Tour de France. Pour son départ à la retraite on risque de découvrir une série de témoignages accablants envers le futur septuple vainqueur du Tour, dans la lignée du livre sorti l'an passé.

Pour l'intérêt du Tour de France, il est évident que son départ sera une bonne chose. Hormi le Tour 2003, les gens se sont profondément ennuyés en juillet et la facilité déstabilisante avec laquelle il montait les cols a décrédibilisé le vélo. Beaucoup de lèche-bottes, comme Jean-Marie Leblanc ou Jean-René Godart par exemple disent qu'Armstrong a beaucoup apporté au cyclisme. Il a apporté du sérieux, des méthodes d'entrainement ou encore un sens tactique hors du commun certes, mais sur bien d'autres valeurs, le départ d'Armstrong sera un énorme ouf de soulagement.

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Mercredi 20 juillet 2005

Décidemment rien n'éait donc possible face à Lance Armstrong ? Encore une fois les T-Mobile se sont lancés dans un barroud d'honneur un peu désorganisé mais surtout désespéré. Même sans équipier rien ne pouvait faire perdre Armstrong. Ses adversaires ont-ils quelquechose à se reprocher ? Dans les Pyrénées, non. Dans les Alpes ils n'ont pas été très inspirés tactiquement c'est vrai mais la conclusion reste la même: ce qui leur a manqué, ce sont les jambes !! (ou la pharmacie des Dicovery, diront certains).

Perreiro a remporté une victoire méritée après avoir été débordé par un Hincapie opportuniste à Saint Lary Soulan. Très offensif, ce coureur aurait même pu briguer le maillot à pois s'il s'était consacré à cette conqûete. Mais Rasmussen avait pris trop d'avance et il ne sera plus rattrapé. Pour la maillot vert, en revanche, l'incertitude demeure. Hushovd reste leader, même s'il parait intrinsèquement moins rapide que O'Grady et Mc Ewenn. La position de ces trois coureurs dans de possibles échappées pourrait décider du sort de ce classement.

Il reste 5 jours de course avant la fin de ce Tour et de la carrière de Lance Armstrong. D'ici là, les coureurs auront leur étape la plus longue aujourd'hui en direction de Revel. Un groupe d'échappées devrait logiquement dominer la course. Demain et après-demai, dans la traversée du Massif Central, le parcours ne sera pas facile et devrait profiter aussi aux baroudeurs motivés. Samedi le CLM de St Etienne règlera les derniers détails du classement général. Sauf accident, Armstrong en profitera pour remporter sa seule étape sur le Tour.

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Dimanche 17 juillet 2005

L'autre jour on parlait du bien-fait de la victoire de David Moncoutié. Il symbolisait l'espoir d'un cyclisme propre. Aujourd'hui, c'est l'effet inverse. La victoire de Hincapie est symbolique elle aussi. Mais pas dans le bon sens. Qui d'autre qu'Hincapie incarne le ridicule de ce sport ? Chasseur de classiques au printemps, au contact d'Armstrong et de sa pharmacie il se mue en grimpeur extraordinaire, capable de lâcher les spécialistes lors de montées difficiles. Encore une victoire américaine sur ce Tour et franchement, celle-là on s'en serait bien passés.

Outre le symbole qu'Hincapie représente, il faut aussi dire que sa non-collaboration durant toute la progression du groupe d'échapées est indécente vis à vis de Perreiro, Boogerd et Brochard qui ont tout fait aller chercher la victoire.

Pas très sûr de lui, Armstrong a laissé une avance confortable aux échapées. On peut vraiment dire que la victoire 2005 ne sera pas une victoire d'ogre, même si elle ne souffre d'aucune contestation. Jamais Basso n'aura pu prendre 100m d'avance en montagne. Et Ullrich a coincé à 8km du sommet, abandonnant 1'30" aux deux futurs premiers du Tour. Pire, l'Allemand qui avait une occasion de chasser Rasmussen du podium, n'aura repris que 4 secondes au Danois et terminera encore probablement au pied du podium.

Pour Armstrong, il n'y aura plus que le CLM de St Etienne pour remporter une étape. Pour ses adversaires, il n'y a a priori plus d'espoir de lui reprendre du temps. Espérons que les attaquants nous régaleront en dernière semaine, afin de sauver un petit Tour de France.

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Samedi 16 juillet 2005

Première journée dans les Pyrénées, première étape courue sous un soleil de plomb. Comme on pouvait s'y attendre, cette canicule a profité à Jan Ullrich qui a pu redorer son blason après deux premières semaines très très moyennes. L'Allemand a réussi à suivre Armstrong jusque dans le dernier kilomètre avant de céder 20 secondes au texan. Autre bonne perf du jour pour le compte de Basso qui tremine dans la roue du maillot jaune et qui est sans doute allé chercher la place de Dauphin du Tour de France.

Franchement on ne peut pas reprocher grand chose aux adversaires d'Armstrong. Ils ont attaqué, ils ont tenté et s'ils n'ont pas réussi c'est parce que la maillot jaune s'est bien défendu et parcequ'il était fort. Vues les températures d'aujourd'hui on pouvait s'attendre à le voir en difficulté. Et force est de constater que le Texan n'a pas encore pu écraser le Tour. Moins fort que les années précédentes sa marge de manoeuvre apparait petite par rapport à l'an passé par exemple. Rasmussen a cédé, certes mais il a perdu moins de une minute. Pas grand chose... Basso et Ullrich ne perdent que des miettes. Mancebo pareil. Seul Moreau a connu une véritable berezina aujourd'hui. Le Texan n'a pas encore remporté d'étape et n'a pas encore pu démoraliser ses adversaires qui vont tout retenter demain, à commencer par Basso et Ullrich qui metteront à profit une nouvelle journée de canicule pour faire plier Armstrong. Car même si c'est lui le plus fort, il n'est pas encore à l'abri.

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Vendredi 15 juillet 2005

Au lendemain de l'affaire Frigo, on ne pouvait guère souhaiter mieux qu'une victoire de David Moncoutié. Un coureur à part, adepte de l'homéopathie, qui a peur en peloton et reste souvent dans les dernières places quand la route est dangereuse. En revanche, dans ce genre d'étapes de moyenne montagne, on le retrouve souvent dans les échappées et une nouvelle fois, avec panache, il est allé chercher une magnifique victoire, redorant le blason du cyclisme tricolore sur ce Tour.

Aujourd'hui c'est une étape plate comme la main qui permettra aux coureurs de se rapprocher des Pyrénées.

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Mercredi 13 juillet 2005

Il y a des coureurs dans le peloton qui font l'unanimité, qui réunissent autour d'eux tous les suffrages. Alexandre Vinokourov fait partie de ceux-là. Attaquant, coureur de panache, multi-spécialiste de son sport, à l'aise en montagne, en plaine, au sprint, capable de gagner des étapes de Paris-Nice en mars, Liège-Bastogne-Liège en avril, des courses par étapes en mai et juin, sur le Tour de France en juillet, puis encore présent jusque la fin de la saison. Homme de caractère, généreux dans l'effort et dans la vie, nul ne peut remettre en cause le génie de ce coureur.

Alors, forcemment çà faisait de la peine de le voir à la dérive hier dans la montée de Courchevel, les jambes brisées par la journée de repos. Aujourd'hui, dès le début de l'étape, dans le col de la Madeleine Vino a mis le feu. A l'aide de Botero, Perreiro, Heras et Mancebo il s'échappe pour ne plus être rejoint. Un par un ses compagnons d'échappée sauteront. Seul Botero profitera de la descente vers Briançon pour rejoindre le "leader" de la T-Mobile avant de se faire laminer au sprint. Derrière, les équipiers d'Armstrong réussirent à maintenir un écart raisonnable, préservant sans souci le maillot jaune. Ce dernier se permit même de lancer une pique au vainqueur du jour après la course, en lui signalant que son équipe n'avait pas flanché.

N'empêche.... à force de dire qu'ils ne courent pas après la victoire d'étape, les Discovery ne plantent-ils pas un aveu d'échec ? On peut se le demander. Avec Vino devant, Armstrong évitait les attaques de Rasmussen et Valverde dans le Galibier. On voit souvent Armstrong et Rasmussen discuter ensemble: nul doute que le Danois reçoit des dollars en échange de sa passivité. Armstrong est plus fort que ses adversaires classiques comme Ullrich mais il est moins costaud que les années précédentes (en atteste la faiblesse des écarts au classement général). Et avec Rasmussen comme rival, un vrai grimpeur de la trempe de Pantani, Armstrong peut être mis à défaut. A voir pour les Pyrénées.

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