Mercredi 13 juillet 2005

Les adversaires de Lance Armstrong n'ont décidemment rien compris. Attendant sâgement que le grand maitre vienne leur donner la punition, ils ont comme d'habitude laissé l'équipe du texan manoeuvrer comme elle l'a voulu. Armstrong est plus fort qu'Ullrich, Vino et autres sur une montée sèche comme celle de Courchevel hier. Le seul à avoir pu lui prendre du temps jusque là fut Marco Pantani. jan Ullrich est un coureur foncier et non un coureur capable de gicler efficacement sur une montée brute comme hier. Alors pourquoi ne rien avoir tenté dans le Cormet de Roselend avant ? Des attaques successives des T-Mobil auraient au moins pu esseuler Armstrong, au mieux entamer sa condition avant le dernier col et limiter la casse. Le vélo a cette particularité d'être un sport très très tactique. Le principe pour gagner une course est de jouer sur ses points forts et d'attaquer les points faibles de l'adversaire. Hier encore une fois Armstrong était le maitre tacticien. Et le voilà en jaune.

Ceci dit, pour ceux qui ne souhaitent pas revoir le Texan en jaune à Paris il y a encore des raisons d'espérer. Plus rien à attendre du côté de la T-Mobile évidemment... mais du côté de l'Espagne et du Danemark, l'espoir demeure. Rasmussen a très bien couru: après son exploit de dimanche il semble avoir bien récupéréet a réussi à accompagner Armstrong jusqu'en haut. Il ne pointe qu'à 30 secondes au classement général. On est loin des écarts mirobolants qu'Arsmtrong avait l'habitude de creuser au soir de la première étape de montagne. Donc tout est permis pour le Danois qui pourrait endosser le rôle de l'attaquant surprise du Tour 2005. Ses chances de victoire sont aujourd'hui à peine inférieures à celles d'Armstrong car si on prend en compte le dernier CLM on peut penser qu'il doit reprendre 2'30" ou 3' pour gagner le Tour et ceci est grandement possible. La moindre défaillance d'Armstrong sera ainsi punie. Espérons que le Danois joue le jeu et ne se contente pas de courir après la deuxième place du Tour comme l'a fait Basso l'an passé ou Beloki en 2002. On peut quand même maudire le CLM par équipe qui handicape particulièrement les coureurs comme Rasmussen, Valverde et Mancebo. Donner un avantage supplémentaire à Armstrong c'est Robin des Bois à l'envers. Cette épreuve gâche beaucoup l'intérêt de la course, vivement qu'elle disparaisse..

Côté espagnol on peut aussi espérer. Valverde a remporté une magnifique étape hier, soutenant tous les espoirs qu'on pose sur lui. Dès cette année il fait partie des prétendants à la victoire dans le Tour. Au  général il est lui aussi victime du CLM par équipe et pointe à 3'16" au général. Cà risque de faire trop pour espérer revenir sur Armstrong. Mancebo, son équipier qui était lui aussi dans le bon coup hier pointe à 4 minutes. Alors coalition ou pas ? Avec Basso à 2'40" les adversaires d'Armstrong sont nombreux mais on peut encore s'attendre (commes les années précédentes) à une course des uns contre les autres, ce qui va encore faire l'affaire d'Armstrong bien entendu.

Aujourd'hui, la Madeleine et le Galibier au programme d'une étape difficile dans laquelle on en saura encore plus sur le podium qui se dessine...

 

Le classement général:

1 - Armstrong

2 - Rasmussen à 38"

3 - Basso à 2'40"

4 - Moreau à 2'42"

5 - Valverde à 3'16"

6 - Leipheimer à 3'58"

7 - Mancebo à 4'

8 - Ullrich à 4'02"

9 - Kloden à 4'16"

10 - Landis à 4'16"

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Lundi 11 juillet 2005

La première semaine du Tour de France vient de se terminer. Elle est plutôt riche en enseignements et fut très intéressante comparé aux précedents Tours. En effet il n'y a pas que les sprinters qui ont pu s'en donner à coeur joie. Après cette première étape surréaliste qui vit Ullrich connaitre la plus grosse humiliation de sa carrière, les coureurs ont navigué à une moyenne effrayante: 47 km/h de moyenne, malgré une météo pas encore estivale.

Dans les Vosges, les deux étapes de moyenne montagne se sont déroulées de façon surprenante: l'isolement d'Armstrong lors d'une étape plutôt facile aurait pu être lourd de conséquence si Ullrich avait réveillé le pois chiche qu'il a dans la tête et porté l'estocade que la course lui permettait de lancer. Vinokourov marqué c'était à Ullrich de faire exploser le groupe de tête et de se lancer avec Vinokourov à une série d'attaques à tour de rôle. Kloden n'étant pas la menace numéro 1 d'Armstrong il put bénéficier d'un bon de sortie.

Le lendemain, deux coureurs plutôt dangereux pour le classement général (Moreau et Rasmussen) ont pu prendre une poignée de minutes aux principaux favoris. Evènement loin d'être coutumier !! C'est même un gros risque que les Discovery ont pris. Je pense qu'en prenant le maillot jaune lors du CLM par équipe Armstrong avait une idée en tête: le garder jusque Paris et battre ainsi le record de longévité pour le port de ce maillot dans l'ère moderne du cyclisme. Mais son équipe (et lui-même) n'ont sans doute pas eu les moyens de leurs ambitions. Ce qui ne devrait pas empêcher l'Américain de voler vers un septième sacre, sauf accident.

Sauf accident justement... un brin de Tour 1998 souffle cette année, la montagne pourrait réserver bien des surprises. Si les piles offensives comme Vinokourov, Mayo, Rasmussen et autres sont à la hauteur, Armstrong connaitra des moments bien difficiles. Face à ses opposants usuels comme Ullrich, Basso, Kloden, il n'a pas grand chose à craindre, il est plus fort qu'eux. Mais en cas de course folle, pas sûr que le Texan puisse manoeuvrer aussi bien que l'an passé.

Demain il sera le favori dans la quête du maillot jaune. Mais on attend Vinokourov dans le Cormet de Roselend, on attend un festival offensif des T-Mobile, on attend un bon comportement des CSC (et non pas un jeu d'alliance comme en 2004), on attend des grimpeurs fous pour dynamiter le mythe de l'invulnérabilité de Lance Armstrong.

Une chose est sûre: il y aura des défaillances. Le rythme élevé des premières étapes, la pluie, le vent, les chutes ont eu raison de beaucoup d'organismes et on pourrait voir des surprises demain, et surtout après-demain. Quant à la meteo, pas de canicule en prévision, ni de pluies lors de la traversée des Alpes. Dommage !!

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Dimanche 3 juillet 2005

Bon, et bien voilà, c'est parti... ceux qui voulaient du suspense ont dû être gâtés car ce Tour s'annonce dans la lignée de l'an passé: un one-man show.

L'image forte c'est biensûr Arsmtrong qui rattrape Ullrich, une minute comblée en 14 km seulement. Inimaginable au départ car on pensait que les deux hommes feraient jeu égal sur ce chrono plat. Quelles sont les raisons de ce déséquilibre ? La forme d'Armstrong d'abord, qui tint le rythme à plus de 54 km/h de moyenne. Trois semaines après avoir perdu 1 minute sur un chrono face à Botero il put lui en mettre une et demie hier. Cherchez l'erreur ! Autre raison, très plausible: la chute d'Ullrich la veille de la course qui a dû entamer l'Allemand, tant on ne comprend pas qu'il perde une minute sur un parcours taillé pour lui.

Derrière les dégâts sont énormes aussi, seul Vinokourov put perdre moins de 1 minute. Les grimpeurs perdent en moyenne 3 minutes. Hincapie est un surprenant quatrième, bénéficiant de l'effet d'équipe (et chimique ?) de la Discovery.

Pour la suite du Tour c'est de très mauvaise augure. Mardi lors du CLM par équipe la deuxième couche risque d'être posée: la Team Armstrong et la CSC devraient faire le festival et repousser encore plus loin les adversaires. Au moment de commencer la montagne on peut imaginer des grimpeurs à 5 minutes, Ullrich, Basso et Vinokourov à 2 minutes.

Rendez-vous dans une semaine...

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Samedi 2 juillet 2005

Cà y est c'est parti pour le Tour 2005. Un premier CLM plat comme la main mais baigné par le vent qui va départager les favoris.

Les favoris d'ailleurs... un petit tour d'horizon:

- Lance Armstrong biensûr qui ne sera pas battu s'il a le même niveau que l'an passé. Le sort de ce Tour ne dépend que de sa forme. S'il tient ses années précédentes il gagnera avec 6 minutes d'avance comme d'habitude et personne n'y pourra rien. En cas de petits soucis physiques, de grosses chaleurs et de bonne coalition des adversaires, là peut-être... Autre enjeu pour lui: réussir sa sortie et conquérir le coeur des spectateurs.

- Jan Ullrich va-t-il faire encore deuxième ? Il arrive sur le Tour en bonne forme, les signaux sont au vert pour lui. Mais même si l'Allemand est au top, au même niveau qu'en 1997, il ne pourra pas battre un Armstrong à 100 %.

- Alexandre Vinokourov aura sans doute le rôle de l'électron libre. Même si sa classe est intrinsèquement inférieure aux deux favoris, il peut faire mal, très mal, attaquer sans complexe et se plier en quatre pour aider Ullrich. Il risque de perdre du temps en CLM mais en montagne, il peut attaquer n'importe où n'importe quand. A lui de dynamiter la course car en 2004 il a beaucoup manqué.

- Iban Mayo, très discret cette saison veut retrouver son explosivité de 2003. S'il y arrive, les arrivées en montées pourraient bien lui sourire. Dans le même style que Vinokourov, un rôle de chien fou lui est promis.

- Ivan Basso, qui aurait remporté le Giro sans une maladie mal placée. Troisème l'an passé, auteur de gros progrès en CLM, Basso risque de faire très mal en cas de bonne forme. Cependant, son comportement plutôt collaborateur de l'an passé, ainsi que celui de son équipe CSC pourrait être préjudiciable. On se demande si Riis ne préfère pas faire perdre Ullrich plutôt que faire gagner ses coureurs. Contre des dollars il a souvent choisi son camp. pas toujours dans le sens de la course. De plus, les rumeurs de dopage vont bon train dans cette équipe.

- Andreas Kloden, deuxième l'an passé mais transparent cette année. Le problème c'est qu'on ne sait pas où il en est. Il pourrait se cantonner dans un rôle d'équipier pour Vino et Ullrich. Grosse incertitude donc.

- Roberto Heras, grosse inconnue aussi. En montagne on attend beaucoup de lui, plus que l'an passé en tout cas. Dans de très bons jours, peu de coureurs peuvent le suivre.

- McGee pourrait être l'invité surprise dans les 10 premiers. En énorme progrès, l'ex sprinter compte bien titiller les meilleurs. Sans doute pas pour le podium mais il peut peser sur la course.

- Santiago Botero, à qui tout peut arriver. Le meilleur comme ses victoires d'étapes en 2000 et 2002 ou le pire comme ces deux derniers Tours. Vainqueur d'étapes au Dauphiné (en CLM et en montagne) il pourait mettre beaucoup de favoris dans sa poche. A suivre avec beaucoup d'intérêt.

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Samedi 2 juillet 2005

Dernière victoire en date, le Tour 2004 est le petit frère du Tour 2002: aucun suspense, aucune attaque contre Armstrong, trois semaines d'ennui. Pourtant, contrairement à 2002, Ullrich est là. le seul vrai rival de l'Américain ne va pourtant jamais peser sur la course. Il obtiendra même le pire classement de sa carrière: quatrième.

Armstrong ne sera donc jamais inquiété. Vainqueur de toutes les étapes de montagne sauf une, vainqueur des deux chronos individuels et du CLM par équipe, deuxième du prologue. Qui dit mieux ?

Pas grand chose à raconter donc sur ce Tour, où Thomas Vockler et Richard Virenque firent preuve de beaucoup de panache: quelques jours en jaune pour le premier, une étape et le maillot à pois pour l'autre. Tour de France où le seul homme capable de rivaliser en montagne avec Armstrong, Ivan Basso, ne joua que la deuxième place et collabora avec l'US Postal pour sauver sa place. Heureusement et pour la déontologie du sport, Kloden réussit à lui chiper cette seconde place. Un des moments les pires du Tour fut l'échappée de Jan Ullrich dans les Alpes qui fut condamnée par... Jens Voigt et Ivan Basso, de la CSC Tiscali. Bref ce Tour 2004 fut une pure rigolade pour Armstrong. Rien à voir avec 2003: blessé, Vinokourov n'était pas là, Ullrich ombre de lui-même, Basso acheté (?), grimpeurs espagnols absents, Hamilton abandonnant dès la première étape de montagne.

Tour suspicieux encore une fois. Quelques jours avant le début de la course un livre accusateur à propos de l'éthique de Lance Armstrong a mis en doute la bonne santé du sextuple vainqueur. Beaucoup de doutes en voyant les résultats de l'US Postal, archi-dominatrice en montagne et dans les chronos (4 de la même équipe dans les 10 premiers du dernier chrono).

Armstrong bat le record de Hinault, Merckx, Indurain et Anquetil. Sans émotion !!

1. Lance ARMSTRONG (Usa) 
2. Andreas Klöden (All) à 6'19"
3. Ivan Basso (Ita) à 6'40"
4. Jan Ullrich (All) à 8'50"
5. José Azevedo (Por) à 14'30"
6. Francisco Mancebo (Esp) à 18'01"
7. Georg Totschnig (Aut) à 18'27"
8. Carlos Sastre (Esp) à 19'51"
9. Levi Leipheimer (Usa) à 20'12"
10. Oscar Pereiro (Esp) à 22'54"

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Vendredi 1 juillet 2005

En 2003, Armstrong doit rejoindre Indurain, Hinault, Merckx et Anquetil au palmarès des victoires. Tout le monde lui prédit une course aisée, dans la continuité de ses quatre premiers succès, obtenus quasiment sans jamais trembler. Ullrich, viré de la Telekom est engagé dans l'équipe Bianchi, toute nouvelle formation créé uniquement pour lui permettre de courir le Tour. Il arrive en juillet sans aucune garantie de résultat.

C'est le Tour du Centenaire et le parcours emprunte une courbure parallèle au premier Tour de 1903. Le départ, superbe, est donné sous la Tour Eiffel, les coureurs descendent ensuite vers les Alpes avant de rejoindre Marseille, puis Toulouse, les Pyrénées, Nantes et enfin Paris. Beaucoup de gens craignaient que le Tour du Centenaire soit trop déséquilibré et sans suspense. Il n'en fut rien, bien au contraire, l'édition 2003 fut la plus belle depuis 1989. Quelquechose de mystique resta même incrusté à cette course, comme si toute la réussite qu'Armstrong avait eue s'était soudain envolée, le laissant seul avec ses doutes, la chaleur accablante et la peur de perdre. Trois semaines avant le départ de Paris, Armstrong avait chuté dans le Dauphiné, une chute assez violente dans une descente qui perturba sa préparation. Le premier évènement dans une série de grosses galères.

Dès le prologue, chose étrange, Armstrong termine assez loin, battu par Ullrich (5 secondes d'écart) pour la première fois dans un CLM, aussi anecdotique soit-il... La première semaine se déroule sous une chaleur croissante. Pettachi fait son show lors des arrivées sprintées (4 victoires en 5 sprints). Dans le CLM par équipes on s'attend à ce que l'US Postal corrige la Team Bianchi, mais si les Américains remportent l'épreuve les équipiers d'Ullrich prennent une très honorable 3ème place à 43 secondes. Par contre les Telekom de Vinkourov perdent 1'30" et les grimpeurs d'Euskaltel 3'22". Des additions lourdes de conséquence plus tard. Le CLM par équipes est une épreuve très injuste acr elle condamne les équipes à "petit budget" et donnent un avantage important aux grosses écuries, en l'occurrence celle d'Armstrong ! Il est déjà difficile à battre mais si on lui donne un avantage supplémentaire, la tâche est extrêmement difficile. Sans cette épreuve, Mayo, Ullrich et Vinokourov auraient porté la maillot jaune plus tard dans la course, ce qui aurait considérablement compliqué la tâche du Texan.

Les Alpes arrivent et tout le monde s'attend à voir Armstrong taper du poing sur la table comme lors des premières éditions. Un apéritif lors de l'étape de Morzine: Virenque mène une échappée au long cours avec son équipier Bettini et va chercher une victoire prestigieuse qui lui offre en plus le maillot à pois et... le maillot jaune !!! Retour aux sources 11 ans après l'avoir porté lors de son premier Tour. Deux autres faits marquants lors de cette étape: primo la chaleur est incroyable, c'est la canicule sur la France et les coureurs en pâtissent, secondo (et c'est une conséquence) Armstrong montre des signes étranges de fébrilité, le visage n'est pas aussi serein que d'habitude, l'Américain semble devoir porter un lourd fardeau avec la canicule.

Le lendemain le Tour bascule une première fois. Virenque perd logiquement son maillot jaune dans les lacets de l'Alpe d'Huez. Ullrich, malade, perd 1'20" sur les principaux favoris et perd du coup (on le saura plus tard) le Tour sur malchance. Mais surtout, dans une seule ascencion, Armstrong fut plus attaqué que lors de ses 4 premières victoires. Vinokourov, Mayo, Hamilton et même Beloki, si frigide par le passé, harcèlent le Texan. Sous une attaque de Mayo il cède, laisse partir le Basque qui lui prendra plus de deux minutes au sommet. Touyt le monde s'attend à ce qu'il calme les assauts des autres chiens fous par une attaque dont il a le secret. Il n'en est rien, il se contente de suivre, et c'est déjà pas mal. Au sommet, grâce à son CLM par équipe il prend quand même le maillot jaune. Mais tout le monde n'est pas convaincu...

 

Dernière étape alpestre à Gap, qui va éliminer un concurrent d'Armstrong: dans la descente finale Beloki chute. Image surréaliste: le maillot jaune qui était dans sa roue doit passer à travers champ pour récupérer la route un peu plus bas, après un numéro d'équilibriste phénoménal. En quelques secondes le Texan se forge une nouvelle réputation: non il n'est pas invincible et surmonte des galères incroyables. Une chance dans son malheur, il aurait pu chuter ou crever et perdre 1 minute fatale au classement général. Il réintègre le groupe et rallie l'arrivée. Mais devant il y a un beau vainqueur, c'est Alexandre Vinokourov, de la Telekom. Panache, intelligence, force, endurance, ce coureur est bourré de qualités. Il reprend 36 secondes au groupe des favoris et ne pointe plus qu'à 21 secondes d'Armstrong au général !! Sans ce *** CLM par équipes il serait sorti en jaune des Alpes. Mayo est à 1 minute et Ullrich à 2. Mais l'autre coup de tonnerre est à venir.

   

C'est sans fin, la chaleur continue de monter, la canicule est au plus haut quand le peloton arrive du côté de Toulouse. Avant d'affronter les Pyrénées, un CLM individuel à Cap Découverte permettra d'en savoir plus sur les meilleurs. Et là on va savoir ! Sur 47 kilomètres, un revenant viendra hanter le sommeil d'Armstrong. Jan Ullrich qui n'avait plus gagné d'étape depuis 1998 écrase le chrono. L'Allemand aime la chaleur et semble le seul sur la route à ne pas souffrir de la canicule. Sans faiblir il domine le peloton sur un circuit assez difficile. Armstrong, le visage pâle termine à 1'36". Vinokourov confirme sa bonne forme en terminant 3ème à 2'06". Même Hamilton, le courageux Américain qui souffre d'une fracture de la clavicule perd 2'45". Millar lâche 4 minutes, Botero et Mayo 5 !! Le lendemain, l'Equipe titrera "Le retour du prodige". Beau titre, tellement vrai. L'Allemand perd tout complexe face à l'ogre américain et compte bien profiter des Pyrénées pour prendre sa revanche. Au général il est à 34" (lors du CLM par équipe il en avait perdu 43 !) et Vinokourov à 51". Jamais depuis bien longtemps les positions avaient été aussi serrées si près de l'arrivée avant d'aborder le deuxième massif montagneux.

 

Le lendemain, première étape de montagne avec une arrivée au Plateau de Bonascre (après l'ascencion du très dur Col de Pailhères). Là, Ullrich fait une erreur colossale. La chaleur est la même et Armstrong est au bord du gouffre. Pas de trace de bronzage chez lui: le visage est blanc, il souffre, pâle comme s'il était malade, le regard vide (voir la photo !!). Dans le Col de Pailhères, il aurait dû attaquer. Si loin de l'arrivée le maillot jaune aurait explosé. Mais il préfère attendre et se concentrer sur la dernière ascencion. Il attaque à 2 km de l'arrivée et Armstrong lâche comme rarement en montagne. Ullrich file vers le maillot jaune ? Non car l'arrivée est trop proche. Avec les bonifications il n'est plus qu'à 15 secondes d'Armstrong. Vinokourov est à 1'01". Mais on se demande si Ullrich n'a pas laissé passer une occasion de tuer le Tour. Il est encore condamné à attaquer pour reprendre le petit avantage du Texan.

   

Vers Loudenvielle la chaleur a un peu baissé et Armstrong retrouve quelques couleurs. Mais pas assez pour calmer ses deux adversaires. Au contraire. Dans le col de Peyresourde, Vinokourov retente son va-tout. Et il a raison car il peut compter sur le marquage entre les deux premiers. Véritable électron libre il file et on pense même qu'il peut prendre le maillot jaune. Au courage il maintient son arrivée et terminera l'étape avec 43 secondes d'avance sur le groupe des autres favoris. Devant, c'est Simoni qui gagne l'étape devant Virenque et Dufaux. Au général on a donc Ullrich à 15" et Vino à 18". Incroyable !!! Les trois ont quasiment des chances équivalentes de gagner le Tour. Pourtant ce jour là on apprendra que décidemment, le sens tactique n'est pas le point fort d'Ullrich. Après l'attaque de Vinokourov il roulera sur son ex et futur équipier de la Telekom. Primo il fait des efforts qui auraient été réservés à Armstrong, secondo il tente d'éliminer un gros rival d'Armstrong qui aurait pu être son allié. Grosse erreur de l'Allemand. Sans ses efforts Vino aurait pris le maillot jaune et Ullrich aurait eu une meilleur marche de manoeuvre pour attaquer le Texan. Un pacte entre les deux hommes eû été de bon alloi.

   

Vers Luz Ardiden c'est la dernière occasion en montagne de séparer le trio infernal. Vinokourov va connaitre un petit coup de fatigue suite à sa performance de la veille. En difficulté dans le Tourmalet il fléchira encore plus dans la montée finale, perdant 2 minutes sur le maillot jaune. Ne restent plus que les deux grands rivaux. Dans le Tourmalet, Ullrich teste Armstrong en attaquant. Il ne répond pas immédiatement, restant longtemps quelques secondes derrière l'Allemand avant de le rejoindre. La météo n'a plus rien à voir avec les jours précédents. Il fait beau mais pas très chaud, Armstrong retrouve son teint habituel et son coup de pédale aérien. Dès le début de la montée finale, c'est à son tour de tester ses adversaires. Seuls Ullrich et Mayo suivent le rythme, jusqu'à ce que le maillot jaune n'entrave son guidon dans le sac d'un jeune supporter sur le bord de la route. Il entraine Mayo dans sa chute et Ullrich se retrouve seul. Fair-play (mais réaction idiote car Armstrong a provoqué sa chute tout seul, on ne l'a pas fait tomber) il attend. Armstrong tente de revenir et déchausse, sa chaussure était mal insérée dans la pédale. Suite d'évènements rocambolesques, ce Tour est complètement fou, le groupe se reforme et cette fois plus personne ne pourra suivre Arsmtrong. En colère, orgueilleux, vexé, le visage rageur il lâche enfin ses adversaires. La chute n'aura fait qu'attiser sa soif de victoire. Il reprend 40 secondes à Mayo et Ullrich. Le Tour n'est pas tué mais il se donne un bol d'air frais. Avec les bonifs Ullrich est à 1'07" et Vino à 2'45". Tout n'est pas fini mais le ressort est cassé du côte Ullrich, il ne pourra pas reprendre un tel écart lors du CLM de Nantes. Gros regrets en repensant aux 43" du CLM par équipes, de sa maladie qui l'a affaibli lors de la montée de l'Alpe d'Huez. Regrets aussi de ne pas avoir attaqué plus tôt l'avant veille.

   

Le temps pour Hamilton de remporter une étape de prestige à Bayonne et le dernier rendez-vous du Tour, entre Pornic et Nantes va finir d'établir la hiérarchie. En cas de canicule la tâche aurait été réalisable pour Ullrich mais il pleut fort ce jour là. Sur la première partie il reprend du temps au maillot jaune mais pas plus de 20 secondes. Dans les 10 derniers km les coureurs roulent sur un circuit urbain avec beaucoup de ronds points. Pas très pratique par ce temps pluvieux. En prenant le plus de risques Ullrich chute et perd non seulement le Tour mais aussi l'étape. L'aubaine pour Millar qui remporte donc la course. Armstrong termine à 14" et Ullrich à 25". Le Tour se termine sous la pluie.

 

Le classement final:

1. Lance ARMSTRONG (Usa)
2. Jan Ullrich (All) à 1'01"
3. Alexandre Vinokourov (Kaz) à 4'14"
4. Tyler Hamilton (Usa) à 6'17"
5. Haimar Zubeldia (Esp) à 6'51"
6. Iban Mayo (Esp) à 7'06"
7. Ivan Basso (Ita) à 10'12"
8. Christophe Moreau (Fra) à 12'28"
9. Carlos Sastre (Esp) à 18'49"
10. Francisco Mancebo (Esp) à 19'15"

 


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Jeudi 30 juin 2005

Il est bien embêtant de parler de ce Tour 2002. Car au fond il n'y a pas grand chose à raconter, tant ce Tour fut insipide, inanimé... chiant quoi !!! De loin le plus pénible de l'ère Armstrong. La concurrence était résignée dès le départ, et si en 2001 Ullrich eut le mérite de tout tenter, son absence en 2002 (à cause d'une tendinite) n'est pas de bonne augure pour l'animation de la course. Sans son absence, le podium aurait sûrement été le même qu'en 2000 et 2001. Beloki profite donc de l'absence de l'Allemand pour s'incruster à la deuxième place. Mais sans aucune gloire. Pas une seule attaque, l'Espagnol court pour la deuxième place et çà se voit. L'occasion est trop belle pour l'US Postal qui fait donc de la ONCE une alliée de taille. Paradoxalement, Beloki ne sort donc pas spécialement grandi de ce Tour 2002, à l'instar de Basso en 2004, après avoir couru uniquement pour être dauphin, sans panache et sans animation.

   

Armstrong remporte le prologue à Luxembourg, histoire de mettre les pendules à l'heure dès le départ. En première semaine, Christophe Moreau cumule chutes et maladresses, il devra abandonner, résigné. Laurent Jalabert annonce sa retraite et entamera son dernier Tour, la rage au ventre, dans un style offensif qui fera merveille. La ONCE remporte le CLM par équipes et en profite pour placer Gonzalez de Galdeano en jaune. Le premier CLM individuel voit la victoire de Santiago Botero, 11 secondes plus rapide qu'Armstrong. Mini surprise donc de voir l'Américian battu sur un long CLM, même si le vainqueur est un champion du monde de la spécialité. Signe de déclin ? Sûrement pas, juste une erreur de braquée sur le parcours.

 

   

Les Pyrénées vont prouver la supériorité du triple vainqueur. Il remporte les deux étapes, la première à La Mongie où Heras (son équipier) lui fila un beau coup de main et au Plateau de Beille où la sanction fut plus violente (plus de 1 minute d'avance). Armstrong est en jaune et s'apprête donc à contrôler la course dans les Alpes. Mais avant, histoire de finir d'écoeurer la concurrence, le Mont Ventoux lui permet de reprendre 2 minutes supplémentaires sur ses adversaires. Une étape que Virenque remporte magistralement. Une étape où Armstrong est hué par le public, lassé de la domination du Texan.

 

   

Dans les Alpes, rien à signaler, il ne se passa rien. Botero bisse aux Deux Alpes mais c'est trop tard pour lui, il a perdu trop de temps au Ventoux. Boogerd gagne à La Plagne et Frigo à Cluses. Rien à se mettre sous la dent jusqu'au CLM final de Mâcon où Armstrong écrase à nouveau tout le monde. Seul Rumsas aurait pu l'inquiéter mais il connait une panne mécanique. Frustrant car il aurait pu chiper la deuxième place à Beloki.

Jalabert aura été un des animateurs de la course, encore maillot à pois. Virenque et Halgand auront été les seuls vainqueurs français. Au général, Moncoutié est le premier tricolore mais à la 13ème place seulement. McEwenn domine Zabel pour le maillot vert.

Un des points intéressants à retenir de ce Tour fut l'absence totale de concurrence. Sans Ullrich et avec Heras dans son équipe, cette course fut du pain béni pour le Texan. Juste une frayeur en première semaine à cause d'une chute mais à l'arrivée les écarts sont monstrueux. Heureusement en 2003 le comportement des adversaires sera bien différent.

Le classement général:

1. Lance ARMSTRONG (Usa) 
2. Joseba Beloki (Esp)à 7'17"
3. Raimondas Rumsas (Lit)à 8'17"
4. Santiago Botero (Col) à 13'10"
5. Igor Gonzalez de Galdeano (Esp) à 13'54"
6. José Azevedo (Por) à 15'44"
7. Francisco Mancebo (Esp) à 16'05"
8. Levy Leipheimer (Usa) à 17'11"
9. Roberto Heras (Esp) à 17'12"
10. Carlos Sastre (Esp) à 19'05"

 


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Mercredi 29 juin 2005

Et un, et deux, et trois. En se montrant supérieur à tous ses adversaires dans les temps forts de ce Tour de France 2001, Lance Armstrong s'impose nettement, très nettement. Hasard de la course, ou inertie de la concurrence, on retrouve exactement le même podium qu'en 2001. Ullrich, pourtant très en forme, ne peut absolument rien faire face à Armstrong. Récent champion d'Allemagne il aura tout essayé (au contraire du troisème Beloki) pour le battre mais c'était impossible.

On a souvent critiqué le manque de rigueur d'Ullrich, son manque de combativité, mais c'est se tromper de cible. En 2001 il avait certainement le même niveau qu'en 1997 lors de sa seule victoire dans le Tour. Non, le souci c'est Armstrong qui grimpe aussi vite que Pantani et qui va plus vite dans les CLM qu'Indurain. Ullrich fait tout simplement face à un extra-terrestre, un homme qui défie les lois de la nature, sur fond de suspicion bien évidemment.

Cà part bien côté français dans ce Tour avec la victoire dans le prologue de Moreau dont l'objectif est de prendre la 3ème place de ce Tour derrière les deux imbattables. Cà sera nettement moins bien plus tard, Moreau abandonnera entre les Alpes et les Pyrénnées. Abandon étrange car il semblait en forme, probablement un cas de dopage évité à la dernière minute par un retrait de la course...

   

La première semaine est marquée par une échappée fleuve dans l'étape de Pontarlier, 35 minutes d'avance sur le peloton !! O'Grady et Simon en profiteront pour prendre tour à tour le maillot jaune. Simon ne le perdra que dans les Pyrénées. Jalabert fait également un retour en force en remportant deux jolies étapes et en conquérant le maillot à pois grâce à des échappées en haute montagne.

1999, 2000 puis 2001: dès la première étape de montagne la recette est la même, Armstrong tue la course. Dans le col de la Madeleine et celui du Glandon on croit pourtant voir le tenant du titre en difficulté, il se place loin dans le groupe de tête, semble mal à l'aise. Ullrich biche, il pense enfin tenir l'ogre américain, et fait rouler ses équipiers. Baaam, tombé en plein dans le panneau, le coup de bluff est redoutable: dès les premières rampes de l'Alpe d'Huez, Armstrong laisse Ullrich sur place et part remporter l'étape avec 2 minutes d'avance sur l'Allemand. Franchement ce bluff n'était pas indispensable, limite assez irrespectueux de la part d'Armstrong qui aurait pu soigner un peu plus sa réputation sur ce coup.

Le lendemain, CLM en côte à Chamrousse et nouvelle domination d'Armstrong qui met Ullrich à 1 minute, encore.

     

Dans les Pyrénées, même chose avec 20 secondes prises à Ax les Thermes, 1 minute à Saint Lary Soulan, et une égalité à Luz Ardiden. Dans le dernier CLM à Montluçon Ullrich cède 1'30 supplémentaire.

     

L'addition est lourde, jamais Ullrich n'aura pu contrecarrer les plans d'Armstrong, jamais en course pour une victoire d'étape, jamais au niveau. Derrière, l'énigmatique Beloki obtient la troisième place, avec la particularité de ne jamais se montrer: jamais attaquant, jamais largué, Beloki vit dans l'ombre des deux ténors et semble incapable de passer au statut supérieur. Dommage pour la beauté et l'intérêt de la course. Seul Ullrich essaya de faire mal à Armstrong. Il ne trouva aucun allié de circonstance en 2001, au contraire de 2000 où Pantani, Heras et Virenque étaient là pour faire le spectacle.

Dans ce Tour 2001, Zabel chipe le maillot vert le dernier jour à O'Grady (décidemment ce n'était pas un Tour pour attaquants !!), Jalabert et Moreau remporte 3 étapes côté français, à ajouter avec la victoire du Crédit Agricole dans le CLM par équipes.

Quelle conclusion tirer de ce Tour 2001 ? Armstrong est plus que jamais cannibale, archi-dominateur en CLM et en montagne. Pour sa 3ème victoire il a atteint un niveau incroyable, son coup de pédale fascine, ou écoeure. Les doutes sur l'authenticité de son champion sont plus forts que jamais mais rien ne semble perturber le Texan. Côté opposition seul Ullrich fait le poids, tous les autres coureurs se contentant de se battre pour les places d'honneur. Heureusement Jalabert était là pour mettre un peu d'animation.

Le classement final:

1. Lance Armstrong (Usa) 
2. Jan Ullrich (All) à 6'44"
3. Joseba Beloki (Esp) à 9'05"
4. Andrei Kivilev (Kaz) à 9'53"
5. Igor Gonzalez de Galdeano (Esp) à 13'28"
6. François Simon (Fra) à 17'22"
7. Oscar Sevilla (Esp) à 18'30"
8. Santiago Botero (Col) à 20'55"
9. Marcos Serrano (Esp) à 21'45"
10. Michael Boogerd (Hol) à 22'38"


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Mardi 28 juin 2005

En 2000, le mot promenade de santé n'est pas trop fort pour qualifier la facilité avec laquelle Armstrong remporta le Tour.

A la différence de 1999 où sans son forfait Ullrich aurait probablement remporté le Tour, il ne put rien faire face à l'Américain en 2000. Pire, le style Armstrong commençait à s'imposer, un style basé sur une moulinette exemplaire, un travail d'équipe dévastateur, un sens tactique parfait. Hormi la dernière montée difficile de ce Tour, le col de Joux-Plane, Armstrong ne connut aucun moment difficile. Pourtant la concurrence fut nettement plus difficile que l'année précédente. Vainqueur sortant de la Vuelta et futur champion olympique, Ullrich arrive sur ce Tour ultra motivé. Pantani revient après 1 an d'absence, de même que d'autres grimpeurs comme Heras et Botero. Virenque est toujours là, le jeune Beloki pointe le bout de son nez et même le Français Christophe Moreau réalisera un excellent Tour de France.

Comme souvent lors de ses victoires (1999, 2000, 2001, 2002, 2004) Armstrong écoeure ses adversaires dès la première étape de montagne. Cette année c'est à Hautacam qu'il réalise un numéro de grande classe, sous la pluie. Parti en échappée très tôt c'est Javier Otxoa qui remporte l'étape mais pour la course au maillot jaune, Armstrong assome tout le monde: seul Virenque perd moins d'une minute tandis que Pantani, Zulle et Ullrich en lâchent plus de trois. Le Tour est déjà fini.

Au Mont Ventoux Pantani se rattrape. Il faut dire qu'Armstrong lui a laissé l'étape. Dans les Alpes, Botero gagne à Briançon, Pantani à Courchevel, avant de tenter son va-tout le lendemain en direction de Morzine, en attaquant dès le début de l'étape et en plaçant Armstrong dans une situation embarrassante puisque contraint à faire la course dès le début de l'étape. Si Pantani abandonne, sa manoeuvre n'est pas sans conséquence: lors du dernier col, celui de Joux Plane, Armstrong lâche, le visage défait, blanc comme un cachet d'aspirine. Heras, mais surtout Ullrich et Virenque s'envolent, reprenant 2 minutes au Texan. Si cette mésaventure était arrivée un peu plus tôt dans l'étape, qui sait ce qu'il aurait pu arriver.... Virenque remporte une étape de prestige et Ullrich beaucoup de regrets !

   

Lors du dernier chrono l'Allemand espère bien remporter enfin une étape mais Armstrong remet les pendules à l'heure en le devançant de 25 secondes. Ullrich prendra sa revanche quelques semaines plus tard aux JO de Sidney en remportant la course sur route et la médaille d'argent au CLM, devant Armstrong.

 

 

Au classement général Ullrich termine à 6 minutes, Beloki termine 3ème mais Moreau était à deux doigts d'accrocher un podium. Virenque est 6ème mais ne remporte pas le maillot à pois, dominé par Botero. A noter également dans ce Tour le triplé d'Erik Dekker, le nouveau maillot vert de Zabel, la victoire du sympathique David Millar lors du prologue au Futuroscope, le maillot jaune de Laurent Jalabert en Bretagne après le succès de la ONCE dans le CLM par équipe, la polémique Pantani-Armstrong...

Le classement général:

1. Lance ARMSTRONG (Usa)
2. Jan Ullrich (All) à 6'02"
3. Joseba Beloki (Esp) à 10'04"
4. Christophe Moreau (Fra) à 10'34"
5. Roberto Heras (Esp) à 11'50"
6. Richard Virenque (Fra) à 13'26
7. Santiago Botero (Col) à 14'18"
8. Fernando Escartin (Esp) à 17'21"
9. Francisco Mancebo (Esp) à 18'09"
10. Daniele Nardello (Ita) à 18'25"


 

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Lundi 27 juin 2005

Pierrick Fedrigo est le nouveau champion de France, au terme d'une course très très difficile sur le circuit de Boulogne sur Mer. Pas si étonnant que çà de le voir vainqueur dans la mesure où il a remporté magistralement les 4 Jours de Dunkerque en mai, sur un circuit très similaire. De plus il appartient à l'équipe Bouygues Telecom, qui était la grande favorite de la course. Il a pu profiter d'une énorme défaillance de Laurent Brochard dans les derniers kilomètres et d'un collectif énorme de la part de son équipe.

Chapeau à lui donc !!! Espérons qu'il ait plus de chance que ses prédecesseurs pour son année avec le maillot tricolore. Durant les dernières années, le seul fait d'arme d'un champion de France fut celui de Thomas Vockler sur le Tour 2004. C'est très très maigre.

Sinon pas mal de surprises dans les autres championnats, notamment en Allemagne où le maillot a échappé à la T-Mobil, c'est un jeune coureur de 18 ans, Gerald Ciolek qui a remporté le sprint massif. Erik Zabel, seulement 3ème a encore déçu, justifiant sa non-sélection pour le Tour.

En Italie, Gasparatto a aussi remporté un sprint massif. En Espagne, Garate a réussi à devancer Mancebo. Vinokourov gagne sans problème au Kasakhstan. Leo Van Bon gagne aux Pays-Bas, ce n'est pas une surprise. En Belgique on attendait Tom Boonen mais c'est Serge Baguet qui l'emporte (vainqueur d'étape sur le Tour 2001). Lars Back est le nouveau champion du Danemark et Emilger le nouveau champion Suisse.

Pas de grosses révélations en tout cas en vue du Tour de France (plus que 5 jours avant le départ !!). Ullrich et Armstrong paufinent leurs derniers réglages. Armstrong est même tombé ce weekend lors d'un entrainement CLM en voulant chasser une guêpe. De mauvaise augure ?

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