Vendredi 27 mai 2005

En une semaine, il aura tout connu: les joies du maillot rose, la grande espérance d'une victoire à Milan, la défaillance terrible suite à une maladie fort mal venue, puis une superbe victoire, pleine de panache hier après-midi au sommet du Limone Piemonte.

Celui qui sera sûrement le "vainqueur moral" du Giro a pris une superbe revanche et à vrai dire, tout le monde était content pour lui.

Pour la grande bagarre, comme prévu, Simoni a repris du temps au maillot rose, mais pas assez, 45 secondes seulement. Il lui reste encore un peu moins de une minute à combler pour remporter son troisième Tour d'Italie. Avec le CLM d'aujourd'hui où une nouvelle minute devrait le pénaliser, l'Italien est condamné à un exploit samedi dans la grande étape de Sestrières.

Salvoldelli, lui a lâché prise une fois de plus mais son avance parait suffisante. Le seul coureur à n'avoir pas eu de défaillance sur ce Tour se retrouve donc logiquement en tête. Sans panache certes, mais avec beaucoup de maitrise. Son objectif aujourd'hui sera de reprendre du temps à Simoni et Rujano en vue de la dernière grande étape de demain.

Le classement général:

1- Salvoldelli

2- Simoni à 58"

3- Rujano à 1'24"

4- Di Luca à 1'36"

5- Garate à 2'11"

 

Ils sont toujours 5 à pouvoir s'imposer.

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Mardi 24 mai 2005

Alors, que s'est-il passé en 2005 ? Et bien beaucoup de choses. La création du Pro Tour fut l'évènement majeur de l'intersaison et cette grande réforme semble porter ses fruits: plus de compétitions de haut niveau, plus de concurrence, plus de spectacle. Cette réforme est élitiste, elle a nivelé par le haut la hiérarchie cycliste et a réduit le nombre d'équipes performantes mais la qualité des courses en a été augmenté. Il suffit de constater à quel point les classiques printanières et l'actuel Tour d'Italie nous ont offert un très joli spectacle.

Le classement du Pro Tour offre une bien meilleure hiérarchie que l'ancien classement UCI, qui pouvait être dominé par des coureurs présents toute l'année dans des courses moyennes mais absents des grands rendez-vous, tel Zabel qui arrivait à faire partie des 3 meilleurs coureurs mondiaux en n'ayant remporté aucune grande victoire en 2004. De même, les coureurs de juillet, ceux qui misent leur saison sur le Tour sont logiquement mis en retrait par ce classement; ce qui n'est pas plus mal, peut-être pouvons-nous espérer une présence accrue de ces coureurs lors des autres épreuves.

Ainsi, le Pro Tour a débuté et a offert de jolies passes d'armes. A citer notamment: la victoire de Julich dans Paris-Nice (un grand retour en forme pour le 3ème du Tour 1998, absent des classements depuis), Freire dans le Tirreno Adriatico, Di Luca dans le Tour du Pays Basque, Botero au Tour de Romandie, Popovych au Tour de Catalogne pour les courses par étapes. Dans les classiques: Petacchi à Milan San Remo, Boonen au Tour des Flandres et à Paris Roubaix, Di Luca à l'Amstel Gold Race et à la Flèche wallone et Vinokourov à Liège-Bastogne-Liège.

Les classiques furent splendides. Mention spéciale à Tom Boonen, sans conteste le champion de l'année pour le moment. Le jeune Belge agé de 24 ans seulement a réalisé un début de saison fulgurant. 2ème du het Volk, 8ème de Milan San Remo, 1er du GP E3, 1er du Tour des Flandres, 1er de Paris Roubaix, 4ème du GP de l'Escaut. Jamais un coureur n'avait autant dominé les classiques depuis Johan Museeuw. Pas un cannibale mais presque.

Le plus marquant dans sa campagne de classiques ne fut pas tellement sa classe et sa puissance, mais plutôt l'aplomb avec lequel il a géré tactiquement ses courses. Durant son doublé Flandres-Roubaix il n'a quasiment pas eu besoin de l'aide de ses équipiers, provoquant la décision tout seul, loin de l'arrivée. A chaque fois il se retrouva dans un petit groupe d'échappées et sut prendre les bonnes décisions: une attaque surprise contrant Van Petegem à 7 km du final du Tour des Flandres, un sprint royal et sans appel sur le vélodrome de Roubaix. Aucune faute tactique, une science parfaite, une énergie parfaitement maitrisée, ses victoires furent débordantes de facilité.

Autre grand homme de ce début de saison, Danilo Di Luca. Vainqueur de deux classiques: l'Amstel Gold Race et la Flèche Wallonne et d'une course par étapes: le Tour du Pays Basque. Dans un style différent c'est au sommet des bosses qu'il écoeure ses adversaires. Vainqueur de la même façon de ses deux classiques, il est vrai que la manière parait moins spectaculaire et moins offensive que celle de Tom Boonen, mais reste néanmoins ultra efficace. Seul bémol, un Liège Bastogne Liège très décevant, loin des hommes de tête que furent Vinokourov et Voigt. Actuellement sur le Giro Di Luca continue d'épater la galerie, il a remporté une étape, porté le maillot rose 5 jours et est actuellement en deuxième place, à seulement 25 secondes de Salvoldelli ! S'il n'est pas favori pour la victoire finale (Simoni et salvoldelli devraient être mieux placés à Milan) il pourrait néanmoins accéder au podium s'il reste sur ce niveau lors des dernières étapes de montagne. De quoi accroitre son avance au classement du Pro Tour.

Quant aux français, et bien c'est la catastrophe. Seul Laurent Brochard fait un minimum de figuration (mais encore, vraiment un minimum). Les seules victoires sont une étape de Moncoutié au Tour du Pays Basque et une autre de Charteau au Tour de Catalogne. Au classement général, Moncoutié est 26ème, loin, très loin de la tête. Pas de bon augure...

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Lundi 23 mai 2005

Nouveau rebondissement sur les pentes du Giro: dimanche soir, ils sont encore nombreux à pouvoir s'imposer au terme de ce spectaculaire Tour d'Italie. Si Paolo Salvoldelli a conforté son maillot rose, il a cédé du terrain à Simoni, Di Luca et Cunego. Pas beaucoup certes, mais suffisamment pour être à portée de fusil des autres grimpeurs du peloton.

L'autre information de la journée, outre la deuxième victoire consécutive de Parra, fut la déroute de Basso, relegué à plus de 40 minutes du vainqueur du jour ! En deux jours le leader de la CSC, souffrant de problèmes gastriques, aura connu bien des désillusions.

Le classement général est quant lui très resserré, Di Luca est toujours dauphin et suprend encore tout le monde, le leader du Pro Tour est dans une forme exceptionnelle.

1- Salvoldelli

2- Di Luca à 25"

3- Simoni à 1'48"

4- Garate à 2'11"

5- Rujano à 2'18"

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Dimanche 22 mai 2005

Défaillance énorme d'Ivan Basso sur les pentes du Giro. Son ex-dauphin, l'italien équipier d'Armstrong, Salvoldelli a repris le maillot rose de leader. Encore une semaine de course et ce Tour d'Italie nous réserve encore bien des surprises.

En Catalogne une belle surprise avec la victoire d'un français, inconnu jusque là, Anthony Charteau, auteur d'un final extraordinaire !

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Vendredi 20 mai 2005

Etape de transition aujourd'hui au Tour d'Italie qui ne pouvait échapper aux sprinters. L'occasion pour le roi du sprint, Alessando Petacchi de prendre une revanche sur McEwen au terme d'un sprint net et sans bavure. Journée tranquille pour Basso, qui reste en rose, avant un weekend de folie en haute montagne.

A noter le départ de Mc Ewen ce soir même...la raison officielle invoquée étant sa préparation au Tour de France; mais les descentes des carabiniers et la perquisition d'un matériel louche au sein de son équipe il y a quelques jours ne doit pas y être pour rien.

En Catalogne, Jan Ullrich a connu une grosse désillusion en cédant 3 minutes dans la montée d'Andorre en CLM individuel. Cuesta a magistralement remporté l'étape tandis que Moncoutié se classait troisième. Popovych garde les commandes du général.

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Vendredi 20 mai 2005

Heureusement, l'actualité cycliste ne se résume pas actuellement au Tour d'Italie. Car si l'immense majorité des coureurs transalpins rêvent de briller devant leur public, d'autres coureurs ont préféré snober ce grand Tour.

Pour deux raisons principalement: cette année le Pro Tour a fait son apparition; sur une trentaine de courses on élabore un classement, une vraie hiérarchie du peloton. Et si bien entendu le Giro en fait partie, le Tour de Catalogne, course par étape d'une semaine se déroulant en Espagne fait également partie du calendrier. Chose assez surprenante d'ailleurs que l'UCI ait programmé deux épreuves en même temps... Bref concernant la chasse aux points afin d'évoluer dans ce nouveau classement, beaucoup de coureurs préfèrent se concentrer sur une épreuve plus facile, moins longue, avec moins de concurrence.

L'autre raison est la proximité du Tour de France, qui débute dans moins de deux mois. Les coureurs voulant briller sur les routes françaises disputent très rarement le Giro. Ou du moins ne participent pas à la victoire finale. En effet par le passé, rares sont les coureurs à avoir brillé sur les deux tours. En 1998 Pantani avait réussi un doublé qu'auparavant seul Miguel Indurain avait réussi durant l'ère moderne du cyclisme (1992 et 1993). Et ces dernières années ont prouvé qu'il est difficile d'être compétitif sur ces deux grands tours, très rapprochés dans le calendrier.

Ainsi, les favoris de la Grande Boucle (Ullrich, Armstrong, Valverde, Mayo, Vinokourov...) ne sont pas en Italie actuellement. Ivan Basso est sans doute le seul prétendant au maillot jaune à rêver de rose en mai. Mais on peut se demander si ce jeune coureur, aussi impressionnant soit-il en ce moment, aura assez de réserves pour défier les favoris de juillet.

Le Tour de Catalogne a lieu en ce moment-même, et après deux étapes de plat, les coureurs ont commencé la montagne hier avec une étape marathon de 230km remportée par l'italien (encore!) Piepoli. L'ukrainien Popovych a pris les commandes du classement général. Les autres favoris ont légèrement coincé dans la partie finale: Moreau, Moncoutié, rebellin, Botero perdent 50 secondes, Ullrich 1m20 tandis que Valverde perd 4 minutes.

Jan Ullrich n'a donc pas encore atteint son meilleur niveau, ce qui est normal à plusieurs semaines du départ du Tour de France. Néanmoins, jamais il n'était apparu aussi affuté à cette époque de la saison. La forme est là, le poids aussi, reste à passer la vitesse supérieure en montagne, puisqu'il a calé hier en fin de montée, le rythme des coureurs de tête étant très impressionant.

A noter aujourd'hui un CLM très intéressant, en côte, qui mènera les coureurs au sommet d'Andorre Arcalis. Ullrich ne pourra pas encore prétendre à la victoire mais ce test sera très révélateur du niveau de beaucoup de favoris. Pour info c'est au sommet de cette montée que l'Allemand était allé chercher le premier maillot jaune de sa carrière, c'était en 1997.

par Mat publié dans : veloday
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Vendredi 20 mai 2005

Bonjour,

Pour ouvrir ce blog, direction les Dolomites, où le Tour d'Italie 2005 a pris son envol.

Après 10 journées plutôt calmes, marquées entre autres par les performances de McEwen, Bettini et Di Luca (le coureur le plus régulier de l'année), le peloton a enfin attaqué les choses sérieuses avec une première étape de montagne.

Parmi les prétendants à cette victoire d'étape on pouvait compter sur Cunego, le tenant du titre, son coéquipier Simoni, Basso de la CSC troisième du dernier Tour de France, Salvoldelli l'équiper d'Armstrong mais aussi Garzelli, Honchar et bien d'autres....

Finalement les deux leaders de la Lampre, Cunego et Simoni, furent les deux grands perdants de la journée. Si le second a pu limiter la casse, cédant une trentaine de secondes, pour le premier ce fut catastrophique, un score sans appel: plus de 6 minutes !! Défaillance très surprenante tant ce jeune coureur semblait en forme en ce début de Giro.

L'étape revint finalement à Salvoldelli, qui, après avoir profité du travail de Basso sans jamais collaborer, vint le sauter sur la ligne lors d'un sprint à deux. Il faut dire que le leader de la CSC, désormais porteur du maillot rose, a écoeuré tous ses adversaires, seul Salvoldelli pouvant rester dans sa roue, et encore, au prix d'un effort surhumain.

Basso, qui lors du premier contre-la-montre avait déjà assomé ses adversaires, semble bien parti pour remporter le premier grand succès de sa carrière.

Néanmoins la route est encore longue, il reste 10 jours de courses et des étapes intéressantes se profilent. Au classement général seul Salvoldelli semble en mesure de l'inquiéter.

Côté français, la situation est tellement désespéree qu'on finit par croire que la 12ème place de Patrice Halgand est une performance notable... Mauvaise période.

 

Le classement général:

1- Basso

2- Salvoldelli                     à      18"

3- Di Luca                        à      1'04"

4- Simoni                          à      2'27"

5- Honchar                       à      3'45"

 

Aujourd'hui vendredi direction Rovereto pour le peloton avec un gros col en début d'étape puis un relief beaucoup plus tranquille jusque l'arrivée. Pour un nouveau duel McEwenn-Pettachi ?

par Mat publié dans : veloday
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