Savoldelli, oui mais...

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Le Giro sera donc revenu à Paolo Savoldelli. Quiconque aura vu l'étape de samedi (l'étape reine, conclusion magnifique d'un beau Giro) sait à quel point le coéquipier d'Armstrong revient de loin. Car il aurait dû perdre. Lâché sur les pentes difficiles de l'avant-dernier col, sur une route en terre battue, loin de Rujano et Simoni, ce dernier ayant pris virtuellement au sommet le maillot rose, il a dû compter sur ses talents de descendeur et sur l'appui assez incompréhensible d'autres coureurs pour refaire son retard et sauver son bien pour 28 petites secondes.

La victoire de Savoldelli au classement général manque de panache, c'est clair. Ses descentes spectaculaires sont pour beaucoup dans le gain du maillot rose. Il n'aura lâché qu'une seule fois Simoni en côte, le jour où il partit avec Ivan Basso (profitant bien d'ailleurs du travail du maillot rose de l'époque). Dans le dernier CLM et dans l'étape de samedi, il prit des secondes ultra importantes en descente.

Forcemment, cela fait un peu tâche pour le palmarès de ce Giro: battre ses adversaires parcequ'on descend plus vite qu'eux et qu'on trouve des alliés de circonstance en des coureurs non concernés par le classement général, c'est moyen pour le panache et pour la beauté de la victoire. Les dollars de la Discovery Channel ont primé sur les attaques de Simoni et Rujano. Dommage.

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