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Le Giro est terminé, nous entrons dans une phase de préparation au Tour de France, sommet du calendrier international, la course la plus dure et la plus rapide du monde, véritable surmédiatisation du cyclisme.

Les coureurs qui rêvent de briller sur les routes françaises entrent dans la dernière ligne droite de leur préparation: travail en montagne pour avaler au mieux les cols français et travail de fond pour avaler des kilomètres, étape nécessaire pour travailler l'endurance qu'une telle épreuve requiert.

Pour cette préparation chacun y va de sa technique: il y a ceux qui ont participé au Giro afin de s'habituer à un grand tour de 3 semaines; c'est le cas de Basso et Cunego notamment. Il y a ceux qui privilégient l'entrainement à domicile aux courses, comme Ullrich et Armstrong. Les mauvaises langues diront qu'en entrainement il n'y a pas de contrôle anti-dopage... c'est malheureusement sûrement la vérité. ces derniers enchainent donc la reconnaissance des étapes de montagne, les entrainements spécifiques avec leurs entraineurs, et quelques courses pour entretenir une forme adéquate au comportement en course d'un peloton. Ainsi Ullrich a disputé le Tour de Catalogne et va disputer bientôt le très montagneux Tour de Suisse (qu'il a remporté l'an passé) tandis qu'Armstrong n'est plus apparu dans les pelotons depuis fort longtemps mais va disputer la semaine prochaine le Dauphiné Libéré, tout comme Kloden et Vinokourov.

Pour préparer le Tour, on s'aperçoit donc que les favoris se snobent très souvent. Ainsi Ullrich et Armstrong n'auront jamais couru ensemble. Ce n'est pas facile de tester ses capacités, et de jauger son niveau par rapport aux autres favoris. L'an passé, en remportant le Tour de Suisse à 3 semaines du départ du Tour de France, Ullrich pensait être sur la bonne voie, d'autant que dans le même temps Armstrong se faisait balayer par Mayo et d'autres grimpeurs au Dauphiné Libéré. Sauf que par la suite, remué par cet échec Armstrong s'est imposé un entrainement ultra violent qui lui a permis d'atteindre une forme telle qu'aucun adversaire ne l'a inquiété au Tour de France. D'où l'utilité de se mesurer aux autres pour avoir des repères. Tactique que Jan Ullrich ne s'impose pas assez, trop partisan de l'entrainement solitaire.

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