Armstrong, 6 ans de dictature: 2002

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Il est bien embêtant de parler de ce Tour 2002. Car au fond il n'y a pas grand chose à raconter, tant ce Tour fut insipide, inanimé... chiant quoi !!! De loin le plus pénible de l'ère Armstrong. La concurrence était résignée dès le départ, et si en 2001 Ullrich eut le mérite de tout tenter, son absence en 2002 (à cause d'une tendinite) n'est pas de bonne augure pour l'animation de la course. Sans son absence, le podium aurait sûrement été le même qu'en 2000 et 2001. Beloki profite donc de l'absence de l'Allemand pour s'incruster à la deuxième place. Mais sans aucune gloire. Pas une seule attaque, l'Espagnol court pour la deuxième place et çà se voit. L'occasion est trop belle pour l'US Postal qui fait donc de la ONCE une alliée de taille. Paradoxalement, Beloki ne sort donc pas spécialement grandi de ce Tour 2002, à l'instar de Basso en 2004, après avoir couru uniquement pour être dauphin, sans panache et sans animation.

   

Armstrong remporte le prologue à Luxembourg, histoire de mettre les pendules à l'heure dès le départ. En première semaine, Christophe Moreau cumule chutes et maladresses, il devra abandonner, résigné. Laurent Jalabert annonce sa retraite et entamera son dernier Tour, la rage au ventre, dans un style offensif qui fera merveille. La ONCE remporte le CLM par équipes et en profite pour placer Gonzalez de Galdeano en jaune. Le premier CLM individuel voit la victoire de Santiago Botero, 11 secondes plus rapide qu'Armstrong. Mini surprise donc de voir l'Américian battu sur un long CLM, même si le vainqueur est un champion du monde de la spécialité. Signe de déclin ? Sûrement pas, juste une erreur de braquée sur le parcours.

 

   

Les Pyrénées vont prouver la supériorité du triple vainqueur. Il remporte les deux étapes, la première à La Mongie où Heras (son équipier) lui fila un beau coup de main et au Plateau de Beille où la sanction fut plus violente (plus de 1 minute d'avance). Armstrong est en jaune et s'apprête donc à contrôler la course dans les Alpes. Mais avant, histoire de finir d'écoeurer la concurrence, le Mont Ventoux lui permet de reprendre 2 minutes supplémentaires sur ses adversaires. Une étape que Virenque remporte magistralement. Une étape où Armstrong est hué par le public, lassé de la domination du Texan.

 

   

Dans les Alpes, rien à signaler, il ne se passa rien. Botero bisse aux Deux Alpes mais c'est trop tard pour lui, il a perdu trop de temps au Ventoux. Boogerd gagne à La Plagne et Frigo à Cluses. Rien à se mettre sous la dent jusqu'au CLM final de Mâcon où Armstrong écrase à nouveau tout le monde. Seul Rumsas aurait pu l'inquiéter mais il connait une panne mécanique. Frustrant car il aurait pu chiper la deuxième place à Beloki.

Jalabert aura été un des animateurs de la course, encore maillot à pois. Virenque et Halgand auront été les seuls vainqueurs français. Au général, Moncoutié est le premier tricolore mais à la 13ème place seulement. McEwenn domine Zabel pour le maillot vert.

Un des points intéressants à retenir de ce Tour fut l'absence totale de concurrence. Sans Ullrich et avec Heras dans son équipe, cette course fut du pain béni pour le Texan. Juste une frayeur en première semaine à cause d'une chute mais à l'arrivée les écarts sont monstrueux. Heureusement en 2003 le comportement des adversaires sera bien différent.

Le classement général:

1. Lance ARMSTRONG (Usa) 
2. Joseba Beloki (Esp)à 7'17"
3. Raimondas Rumsas (Lit)à 8'17"
4. Santiago Botero (Col) à 13'10"
5. Igor Gonzalez de Galdeano (Esp) à 13'54"
6. José Azevedo (Por) à 15'44"
7. Francisco Mancebo (Esp) à 16'05"
8. Levy Leipheimer (Usa) à 17'11"
9. Roberto Heras (Esp) à 17'12"
10. Carlos Sastre (Esp) à 19'05"

 


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