Le Tour part en banane

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L'autre jour on parlait du bien-fait de la victoire de David Moncoutié. Il symbolisait l'espoir d'un cyclisme propre. Aujourd'hui, c'est l'effet inverse. La victoire de Hincapie est symbolique elle aussi. Mais pas dans le bon sens. Qui d'autre qu'Hincapie incarne le ridicule de ce sport ? Chasseur de classiques au printemps, au contact d'Armstrong et de sa pharmacie il se mue en grimpeur extraordinaire, capable de lâcher les spécialistes lors de montées difficiles. Encore une victoire américaine sur ce Tour et franchement, celle-là on s'en serait bien passés.

Outre le symbole qu'Hincapie représente, il faut aussi dire que sa non-collaboration durant toute la progression du groupe d'échapées est indécente vis à vis de Perreiro, Boogerd et Brochard qui ont tout fait aller chercher la victoire.

Pas très sûr de lui, Armstrong a laissé une avance confortable aux échapées. On peut vraiment dire que la victoire 2005 ne sera pas une victoire d'ogre, même si elle ne souffre d'aucune contestation. Jamais Basso n'aura pu prendre 100m d'avance en montagne. Et Ullrich a coincé à 8km du sommet, abandonnant 1'30" aux deux futurs premiers du Tour. Pire, l'Allemand qui avait une occasion de chasser Rasmussen du podium, n'aura repris que 4 secondes au Danois et terminera encore probablement au pied du podium.

Pour Armstrong, il n'y aura plus que le CLM de St Etienne pour remporter une étape. Pour ses adversaires, il n'y a a priori plus d'espoir de lui reprendre du temps. Espérons que les attaquants nous régaleront en dernière semaine, afin de sauver un petit Tour de France.

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