Amstrong, Ullrich, Basso, Vino et les autres....

Publié le par Legrand

Armstrong ne pouvait quitter le Tour sans victoire d'étape. Samedi ce fut chose faite au terme d'un CLM exigeant qui l'a vu prendre le meilleur sur Jan Ullrich, très difficilement mais suffisament pour donner l'ultime justification à son maillot jaune. Armstrong-Ullrich, ce fut le duel principal de ses 7 derniers Tours de France. L'Allemand aura toujours perdu mais il faut dire que sauf en 2003, il n'a jamais été en mesure de battre l'Américain, intrinséquement plus fort que lui. On aura beaucoup critiqué Ullrich, pour sa mauvaise préparation, pour son laxisme, pour sa résignation face à Armstrong. Mais c'est oublier que sans lui les victoires d'Armstrong auraient été encore plus écrasantes. Il ne faut pas mentir, Ullrich a toujours abordé le Tour à 100% de ses capacités, il a toujours fait ce qu'il a pu, juste handicapé comme cette année par des chutes, ou précédemment par des maladies. Mais sur le fond, Ullrich a toujours évolué dans la continuité de sa victoire de 1997. Le problème fut l'arrivée d'Armstrong, qui a réalisé des performances extra-terrestres. Vu son gabarit, Ullrich ne peut pas aller plus vite dans les cols. Aucun coureur de son gabarit ne va aussi vite que lui, il est dans la lignée d'Indurain. Sauf qu'Indurain, lui, n'avait pas Armstrong face à lui. L'Américain l'a toujours dit: celui qui lui donnait la force d'aller se défoncer à l'entrainement, c'était Ullrich, c'était son rival numéro 1. Un champion ne peut pas être ce qu'il est sans concurrence de choix.

Les deux autres coureurs marquants de ce Tour furent biensûr Basso et Vinokourov. Ivan Basso, progresse d'une place cette année, deuxième à seulement 4'40" du Texan (il était à 6'40" en 2004). Comme Vinokourov il peut regretter la montée de Courchevel où il fut sans doute handicapé par la journée de repos de la veille, véritable casse-pattes. Vino, lui peut être fier de lui. Il termine 5ème, certes c'est moins bien qu'en 2003 mais il sort grandi de ce Tour. Courageux dans la victoire comme dans la défaite, il a illuminé ce Tour de sa présence. Deux victoires d'étapes pour lui, sur un terrain où on ne l'attendait pas, en haute montagne et sur les pavés parisiens, après un numéro dont lui seul a le secret. Vino est un exemple pour tout le monde, notamment les coureurs français (dont il devrait être un modèle puisqu'il vit et a appris le vélo en France). Si Vino est un attaquant né, à la fois opportuniste et plein de panache, on ne peut pas en dire autant des coureurs français. Excepté Moncoutié, on a vu un festival de fausses attaques, à contre-temps, des échappées plus pour chercher le classement de la combativité que pour la victoire d'étape. Aucun grimpeur, aucun rouleur, aucun sprinter, juste quelques baroudeurs présents uniquement pour montrer le maillot. Moreau a montré ses limites et son mauvais caractère, fort mal orienté, Vockler a prouvé que sa carrière a débuté et s'est achevé en juillet 2004, Da Cruz n'est là que pour la parade, Casar fut plus près de réussir mais manqua de lucidité, Chavanel malgré un coup d'éclat prouve son manque de combativité, Brochard vieillit, mais on ne peut pas lui reprocher sa mentalité, Fedrigo fut transparent... Bref, la catastrophe.

 

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